Fukushima - Combien y'a-t-il de césium radioactif ?

Akihabaranews.com - Fukushima - Combien y'a-t-il de césium radioactif ?
On nous a beaucoup demandé de nouvelles de la situation du réacteur de Fukushima. Et le fait est que nous nous penchons en effet sur le sujet.
 
En effet, nous sommes un site dédié à la technologie et le nucléaire est une technologie extraordinaire, et on dirait bien que la technologie visant à contenir et régler les problèmes est tout aussi intéressante à étudier. Mais le plus important, c'est que nous sommes sur place, que nous vivons au Japon, et que nous nous demandons ce qui se passe vraiment.
 
La vérité c'est probablement que personne, tout du moins à l'extérieur, ne le sait vraiment. Il y a eu tellement de rapports incohérents à propos des actions de TEPCO et du gouvernement, des différents niveaux d'eau contaminée rejetés dans l'océan, des fautes comme celle dont on a parlé récemment d'un ouvrier qui a par accident coupé les pompes qui refroidissent les réacteurs, etc...
 
Beaucoup de gens pensent que la vérité sur la situation restera trouble tant qu'il y aura une implication et une aide internationales.
 
En exemple flagrant de la confusion qui règne, on trouve ces deux articles contradictoires qui sont sortis à quelques jours 'un de l'autre. Le premier avertit que du césium radioactif (ou caesium) a été retrouvé dans des échantillons d'urine et de nourriture. L'autre indique qu'aucune trace mesurable de césium n'a pu être découverte.


Tout d'abord, la mauvaise nouvelle : le journal Asahi

Dans le magazine hebdomadaire sorti le 26/09 d'un des journaux les plus lus au Japon, Asahi Newspaper, il a été indiqué qu'environ 70% des enfants (nouveau-nés jusqu'à 18 ans) de la région de Kanto ont des traces de césium radioactif dans leur urine. 58 des 85 personnes ont été testées positivement et 146 personnes doivent encore passer le test.
 
Kanto est une région qui englobe Tokyo, mais les tests ont lieu dans les préfectures de Chiba et d'Ibaraki au nord et à l'est de la ville. C'est une zone située environ 175km au sud-est de Fukushima.
 
L'article mentionne le fait que du césium 134 et 137 ont été trouvés à des niveaux de 1.683 becquerels par litre chez les enfants, tandis que la dose est de 2.5 becquerels par litre chez les adultes.
 
L'article dit aussi que de tels niveaux viennent certainement de la centrale nucléaire avec une exposition probable par ingestion de nourriture contaminée, même si les aliments contiennent naturellement un certain niveau de césium.
 
L'impact de ces taux de césium n'est pas encore connu mais selon le professeur Yagasaki Katsuma de l'université des Ryukyus, le césium s'accumule dans tous les organes du corps humain et en particulier dans la thyroïde, ce qui est un problème. Il dit aussi que la radiation peut modifier la fonction normale des tissus cellulaires et causer des dysfonctionnements dans le corps, et qu'il y a déjà une augmentation du nombre de saignement de nez parmi les enfants, ainsi que du nombre de cancers.


Maintenant, la bonne nouvelle : le journal Nikkei

Pendant ce temps, la bonne nouvelle qui semble contredire le rapport ci-dessus est un article du 24/09 publié dans le non moins lu Nikkei Newspaper. Ce journal annonce que des tests sur le taux de césium ont été réalisés auprès de 3200 élèves des écoles élémentaires et des lycées de la ville de Minami Soma dans la préfecture de Fukushima, située à seulement 30km de la centrale et qu'on pensait être une zone à risque.

Ces tests ont démontré que la présence de césium radioactif est en-dessous de la limite de détection parmi les 3200 étudiants testés et que l'exposition quotidienne dans la ville est minimale.

Et donc... ?
 
Cela nous amène à la véritable réponse : pour le moment, nous ne savons rien. Mais ce que nous savons, c'est qu'il y a des nouvelles et données pour ceux qui s'inquiètent et pour les sceptiques.
 
Nous seront là pour voir la façon dont cela évolue, et s'il y a des nouvelles importantes, nous vous les relayerons.

 

Articles source : Asahi Shinbun, Nikkei Shinbun

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